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Espagne-France : les notes du match

17 octobre 2012 - 09:48

Il fallait un miracle ou un malentendu. Ni l’un, ni l’autre ne s’est produit. Non, l’équipe de France a arraché un nul mérité sur la pelouse de Vicente Calderon et récolte un point qui ne doit rien à la chance ou hasard. Pourtant, cette issue semblait bien improbable après une première mi-temps totalement maîtrisée par les Espagnols. Le toro géant organisé depuis plusieurs années maintenant était de sortie et il est d’autant plus difficile à subir lorsque l’adversaire au milieu s’avère être la France. Des redoublements de passe, un latéral gauche en feu et une technique soyeuse, les ingrédients étaient réunis pour faire tourner les Bleus en bourrique. Et la recette était toujours aussi indigeste à supporter pour les Français contraints à courir dans le vide et malheureusement bien trop imprécis à l’heure de ressortir les ballons.

Mais malgré plusieurs incursions d’Iniesta et Alba dans la surface, c’est sur corner que les hommes de Deschamps pliaient (25e). La faute à un marquage bien trop lâche de Sakho sur Sergio Ramos, la menace numéro 1 dans ce secteur. Doublement coupable, le défenseur parisien était aussi malchanceux, le centre de Pedro étant détourné idéalement vers Ramos par Lloris (25e). Dès lors, on pouvait craindre un scénario cauchemar avec des Français subissant les assauts longuement préparés des Espagnols. Cela y ressemblait d’autant plus que Koscielny y allait lui aussi de son erreur en fauchant Iniesta dans la surface (41e). Mais le duel jusqu’alors déséquilibré a peut-être tourné à cet instant, avec l’arrêt de Lloris sur le penalty tiré par un Fabregas bien discret ce soir.

Peut-être basculé, car c’est également l’entrée en jeu de Mathieu Valbuena qui a changé le visage de la rencontre. Après dix premières minutes à nouveau dominées par l’Espagne, l’entrée du Marseillais à la place de Gonalons a permis aux Bleus de poser enfin le pied sur le ballon. Ajoutez à cela des Espagnols beaucoup moins précis et vous obteniez un match bien plus disputé, avec des Bleus plus fringants dans leur nouvelle organisation tactique. Ribéry (58e, 65e, 72e) et Benzema (60e, 65e, 67e) s’offraient des situations chaudes. Les Français pouvaient se mordre les doigts des occasions loupés, à l’instar de cette reprise de Sissoko dans les nuages (73e). Malgré tout, les Bleus ne baissaient pas les bras et obtenaient satisfaction à la 94e minute, sur un ultime déboulé de Ribéry et une tête parfaite de Giroud, entré à la place de Benzema cinq minutes auparavant. La France a tenu tête à la grande Espagne. Et ce n’est ni un miracle, ni un malentendu.

L’homme du match : Franck Ribéry (7,5) : timide et bien bloqué en première période, le Munichois a mangé son pain noir avant de vivre une toute autre seconde mi-temps. Une première banderille avec une puissante frappe (58e) puis des débordements incessants pour faire plier Arbeloa puis Juanfran. Il a beaucoup cherché Benzema, avec un centre parfait qui ne sera pas bien exploité (65e). C’est finalement Giroud qui se chargera de concrétiser son travail en reprenant de la tête un ultime centre (90+3e). Une juste récompense de l’excellent match de Ribéry.

Espagne :

- Casillas (6) : avec une attaque française très souvent sevrée de ballons, il n’a quasiment pas été sollicité lors des 45 premières minutes, mais a su répondre présent sur une frappe croisée de Benzema (34e). Plus exposé par la suite, il n’a pas failli à la tâche sur deux actions chaudes adverses (58e, 61e, 80e). Mais c’était sans compter sur la hargne de Bleus nettement plus inspirés et une tête vainqueur de Giroud (90e).

- Arbeloa (5) : comme prévu, il a été nettement moins offensif que Jordi Alba. Concentré sur ses tâches défensives, il a justifié son statut de « maillon faible » de la Roja puisque presque toutes les offensives tricolores sont passées de son côté, comme cette action de Benzema (34e). Sorti sur blessure à la cuisse et remplacé par Juanfran (50e). Le Colchonero qui n’a pas fait mieux, souvent débordé par Ribéry.

- Busquets (5) : positionné dans l’axe avec Ramos suite aux forfaits de la paire Puyol-Piqué, il a tenu son rang et a été solide dans ses duels aériens… en première période, bien aidé par une attaque française peu efficace. Mais comme la plupart de ses partenaires, une baisse de physique l’a mis en difficulté face aux raids de Ribéry, Benzema et Valbuena. En pleine souffrance en fin de match.

- Ramos (6,5) : jamais mis en difficulté en première période, le Madrilène a affiché un visage serein. Mieux, il a profité d’une incroyable faute de marquage de Sakho pour placer sa tête sur un corner. Et si le poteau gauche de Lloris a repoussé sa tentative, il reprend victorieusement dans la foulée un centre de Pedro pour ouvrir le score (25e). Au retour des vestiaires, les approximations de ses partenaires l’ont obligé à s’employer. C’est d’ailleurs lui qui dévie une frappe de Valbuena à bout portant (65e). Présent, il manque une nouvelle fois de s’illustrer sur corner (70e).

- Alba (7) : défensivement, il a su museler un Ménez peu inspiré dans ses dribbles. Offensivement, il a été un poison. Le jeu de la Roja s’est principalement développé de son côté. Bon dans ses anticipations, il a souvent été recherché par Alonso et Xavi avant de combiner avec Iniesta ou Pedro. Rarement serré, il a ainsi pu approcher la surface adverse et centrer sans problème. Auteur de courses à répétition sur tout le terrain, il signe un incroyable retour sur Benzema alors que le Français avait le but grand ouvert (65e).

- Xavi (5,5) : plaque tournante habituelle de l’Espagne, il a récupéré un grand nombre de ballons lors de la domination sans partage des siens en première période. Auteur d’une louche inspirée pour Pedro, il aurait même pu être passeur décisif (45e). Mais au fil des minutes, il a été victime d’un gros coup de pompe. Souvent devancé par des milieux tricolores plus en jambe, il a peiné pour organiser le jeu. A son actif, il manque même une balle de but sur un magnifique service de Pedro (62e).

- Alonso (6) : à l’instar de ses coéquipiers, la piètre prestation bleue en première période lui a permis d’alimenter le duo Alba-Iniesta en munitions sur le flanc gauche. La suite de la rencontre a été plus compliquée. Bougé physiquement, il a multiplié les pertes de balle et les fautes dont un retour limite sur Benzema (61e).

- Iniesta (6) : accélérateur de jeu, il a profité d’un position plus reculée pour arriver lancé et profiter des décalages sur le côté gauche et mettre le feu avec des incursions incessantes dans la surface de Lloris. Mais hormis une frappe hors cadre (37e), il n’a pas signé d’autre action dangereuse. Remplacé par Torres (76e).

- Silva (non noté) : blessé à la cuisse dès la 9e minute, il est remplacé par Cazorla (13e, noté 5,5). Auteur de la première frappe cadrée du match (15e) et facilement trouvable sur le flanc gauche le long de la touche, il s’est toutefois éteint au fil des minutes, n’opérant que par intermittences.

- Fabregas (5) : auteur de la première incursion plein axe sauvée par Sakho (2e), il a connu par la suite un match avec moins de réussite. Positionné dans l’axe, il a rarement été servi et a affiché un nombre inhabituel de déchets techniques. Ajoutez à cela un penalty manqué juste avant la pause (42e), une tentative repoussée par Lloris (45e), ainsi qu’un cafouillage sur un excellent centre d’Alba (60e) et vous obtenez un match moyen.

- Pedro (7) : avec un jeu espagnol se développant principalement sur le côté, il a très vite dézoné. Véritable pile électrique, il a été le danger permanent de la Seleccion en parvenant presque systématiquement à pénétrer dans la surface française malgré de nombreux défenseurs autour de lui. Passeur décisif pour Ramos (25e), c’est lui qui provoque le penalty du break juste avant la pause (41e). Son activité incessante a fait mal aux Français et il manque d’être à nouveau l’auteur d’une passe décisive pour Xavi (62e).

France :

- Lloris (7) : des doutes étaient nés de sa prestation face au Japon ? Il les a dissipés face à l’Espagne, avec un penalty de Fabregas détourné un double arrêt monstrueux face à Pedro puis Fabregas. Des parades qui auront porté leurs fruits. Impeccable.

- Evra (5,5) : un match sérieux. Les Espagnols lui ont facilité la tâche en passant essentiellement sur l’autre aile. Mais même lorsque le plus offensif Juanfran est entré, il a bien contrôlé son couloir et s’est offert quelques montées balle au pied.

- Sakho (4) : on aurait aimé que son intervention musclée et correcte dans les jambes de Fabregas (2e) donne le ton de sa rencontre. Mais voilà, c’est lui qui a craqué le premier, sur corner. Au marquage de Ramos, il se fait avoir par le rusé Espagnol sur son appel, qui a le temps de d’abord placer une tête sur le poteau, puis de se prendre la tête entre les mains avant de reprendre victorieusement le centre de Pedro (25e). Sakho, lui, n’avait toujours pas retrouvé sa trace... Ce but a coûté cher et même s’il n’a plus rien laissé passer ensuite, le mal était déjà fait.

- Koscielny (4) : trois relances ratées sur trois dans les 20 premières minutes pour un début de match compliqué. Quelques interventions de bon aloi ensuite pour se rattraper, avant de craquer sur une nouvelle percée d’Iniesta, qu’il a fauché en route (41e). Il pourra remercier Lloris du coup de main. Mieux en seconde période même s’il a paru parfois fébrile.

- Debuchy (4,5) : que ce fut difficile ! Il n’a pas eu une minute de répit en première période avec les déboulés de Jordi Alba, Iniesta,Silva puis Pedro. La vitesse du latéral espagnol lui a posé d’énormes problèmes tout comme la technique d’Iniesta. Beaucoup de travail donc. Il a plié à plusieurs reprises mais n’aura pas concédé d’occasions réelles de but. Il était par contre vidé pour participer offensivement.

- Gonalons (4) : sentinelle face à l’Espagne, ce n’est pas un métier facile et le Lyonnais a pu le constater. Il faut courir dans le vide et chercher à réduire les intervalles. il a bien bouché l’axe, limitant le nombre de ballons vers Fabregas. Mais il n’en a récupéré quasiment aucun et s’est loupé sur plusieurs relances. Un jeu long également déficient. Remplacé par Valbuena (57e), auteur d’une très bonne entrée en jeu. Ce n’est pas pour rien si la meilleure période française a coïncidé avec sa présence sur la pelouse. Plus de passes, plus de mobilité, il a offert beaucoup de solutions et a bonifié le jeu. Malheureusement, il a peu à peu baissé de pied et on l’a moins vu dans les dernières minutes.

- Matuidi (6,5) : l’une des satisfactions de ce match. En première période, il a couru dans le vide mais a cherché à impulser le pressing, sans toutefois parvenir à récupérer des ballons. Cela, il l’a gardé pour la seconde période où il en gratté de précieux dans les pieds ibériques. Il a parfaitement lancé Benzema (60e) et a livré un dernier centre en retrait dangereux (90+1e). Une activité de tous les instants et une deuxième mi-temps de très haut niveau.

- Cabaye (5) : pris dans la tempête espagnole en première période, il n’a jamais pu poser le pied sur le ballon. Seul fait d’armes : un beau coup-franc délivré pour Benzema qui aboutira au but refusé de Ménez. Beaucoup mieux en seconde période, où il a été replacé aux côtés de Matuidi suite au remplacement de Gonalons. Pas une grosse influence mais une technique de passe appréciable.

- Ribéry (7,5) : lire ci-dessus.

- Ménez (4) : cette fois-ci, il a bien pensé à descendre aider Debuchy sur le plan défensif. Appliqué dans le replacement, il a donné son coup de main mais du coup, il semble avoir touché plus de ballons dans ses 15 mètres que dans la moitié de terrain adverse. Offensivement, il n’a pas fait de différence balle au pied, en raison d’un Jordi Alba plus rapide que lui. Toutefois, il a bien senti quelques coups, comme sur son but refusé pour un hors-jeu inexistant (39e). Mais il peut toujours agacer par ses quelques gestes superflus qui ralentissent le jeu. Remplacé par Sissoko (68e), entré au moment où les Français arrivaient enfin à jouer. Il s’est vite mis en action avec une occasion individuelle et un sombrero que Ribéry reprenait à son compte (72e) et surtout une reprise de volée non cadrée sur un excellent centre de Benzema.

- Benzema (6) : il avait à coeur de montrer à ses camarades du Real que la France pouvait les battre. Il n’a pas pu le faire au coeur d’une première période totalement dominée par les Ibériques, malgré une première frappe cadrée du gauche (33e) bien sortie par Casillas. Il eut beaucoup plus de situations après la pause : un bon ballon de Matuidi plein axe mal exploité (60e) et surtout un centre rasant de Ribéry sur lequel Alba a mieux jailli que lui (65e). Il a lui aussi offert quelques bons ballons à Ribéry et Ménez (67e). Mais il n’aura pas réussi à être décisif. Toutefois, il s’est montré très intéressant dans le jeu et a réussi à alterner décrochages et présence dans la surface. Remplacé en fin de match par Giroud (88e), qui se souviendra longtemps de ces quelques minutes. Intelligemment, il a arrêté sa course vers le but pour pouvoir être seul au moment de reprendre de la tête le centre de Ribéry pour le but égalisateur (90+4).

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